L’impact de l’alimentation sur l’humeur : un cercle vicieux à rompre !
Lorsque nous abordons notre journée avec l’humeur d’un ours mal léché, nous incriminons le stress, la charge mentale, les factures à payer, la mauvaise ambiance au bureau. On va rarement s’interroger sur le poids de notre alimentation sur notre moral ni si les brocolis étaient bien présents au diner…
Lorsque nous sommes de mauvaise humeur, nous accordons généralement moins d’attention à notre alimentation. Et ce pour plusieurs raisons. Tout d’abord, notre énergie est impactée par le stress, et nous concocter un plat sain peut alors sembler fastidieux, et aussi hors de propos, toute notre attention étant portée sur nos problèmes à résoudre. Ensuite, plus nous nous sentons pris au piège dans un marasme de ruminations, plus on a tendance à nous tourner vers des aliments réconfortants, souvent peu équilibrés. De plus, le stress, perturbe les signaux naturels de faim et de satiété. Nous mangeons alors sans avoir faim, ou au contraire, nous perdons l’appétit, ce qui dans les deux cas conduit à des habitudes alimentaires déséquilibrées. Cela crée un cercle vieux, car une mauvaise alimentation peut à son tour altérer notre humeur, renforçant ainsi ces comportements néfastes.
Le glissement devient particulièrement visible lorsque nous nous permettons des écarts alimentaires prolongés, par exemple pendant les vacances, où nous cédons davantage aux plaisirs gustatifs. Nous ressentons alors un léger malaise s’installer : la fatigue se fait plus présente, nous raisonnons avec plus de difficultés, et nous devenons plus irritables.
Comment l’alimentation peut-elle altérer notre bien-être psychologique ?
En se délectant d’aliments riches en sucre, en augmentant notre consommation d’alcool nous provoquons des fluctuations de la glycémie (taux de sucre dans le sang). Lors d’une hypoglycémie (diminution anormale du glucose sanguin), notre cerveau reçoit moins de glucose, un carburant essentiel à son bon fonctionnement. Cela perturbe la régulation des neurotransmetteurs responsables de nos émotions, entrainant des sensations d’irritabilités, des sautes d’humeur, voire de la colère.
De plus, l’hypoglycémie est perçue par notre corps comme un danger potentiel, ce qui déclenche une réponse physiologique de combat, notamment via la libération de cortisol, l’hormone du stress, qui accroît l’anxiété et la nervosité. Enfin, l’hypoglycémie induit une fatigue qui affecte aussi notre humeur.
Modifier notre routine alimentaire perturbe notre microbiote intestinal, ce qui peut influencer la production de neurotransmetteurs tels que la sérotonine. Or, la sérotonine, qui contribue à la sensation de bien-être est fabriquée à 90 % dans les intestins !
D’autres neurotransmetteurs, comme la dopamine, le GABA jouent un rôle dans la régulation de l’humeur et du stress et nécessitent des nutriments spécifiques puisés dans notre alimentation pour être synthétisés.
Si nous laissons ce déséquilibre alimentaire s’installer, nous ressentons rapidement ces effets : mauvaise qualité de notre sommeil, des réveils grincheux, et peu à peu, une humeur maussade, apathique, voire mélancolique. Les rouages commencent à grincer, s’oxyder. Retrouver une alimentation équilibrée permet heureusement de restaurer rapidement un état psychologique stable.
BOITE A OUTIL SOPHRO
Pour rompre le cercle vicieux entre alimentation et humeur, la sophrologie offre des outils efficaces. En apprenant à mieux gérer le stress grâce à des exercices de respiration contrôlée, comme la respiration abdominale, nous pouvons retrouver un équilibre émotionnel et corporel. Cette technique permet de calmer l’esprit, de réguler les envies alimentaires et de rétablir les sensations de faim et de satiété.
Comment pratiquer ?
- Installer vous confortablement, votre dos est droit, les épaules relâchées et fermez les yeux.
- Poser une main sur votre ventre pour sentir les mouvements de votre respiration
- Inspirez lentement par le nez en gonflant votre ventre. Vous sentez que votre ventre soulève votre main, votre poitrine reste immobile.
- Expirez lentement par la bouche en contractant légèrement les muscles de votre ventre qui se dégonfle sous votre main. Videz tout l’air de vos poumons.
Recommencez cet exercice pendant 5 à 10 minutes, en vous concentrant sur le mouvement de votre abdomen et le rythme de votre respiration. Pratiquons ensemble cet exercice apaisant :
Pour aller plus loin dans la gestion du stress et retrouver un équilibre entre alimentation et bien-être, des ateliers pratiques et événements sont régulièrement organisés. Découvrez le programme ICI