ECRIRE POUR MIEUX VIVRE

Pouvons-nous aborder ce début d’année avec plus de légèreté alors que nous nous sentons lourds, courbés sous le poids des contraintes, des responsabilités, des problèmes à gérer ? Comment distiller le bonheur alors qu’il y a tant de souffrance autour de nous ? Suffit-il d’agrémenter la ville, notre maison de quelques ornements pour changer notre perception ?

Je suis persuadée que ces quelques lignes ont suffi à vous donner le blues ! Et c’est bien normal. Nous ne pouvons pas aller bien quand nous imaginons le pire, le désespoir, les inquiétudes. Et nous focaliser sur ce qui ne va pas, dans notre vie, dans le monde, augmente notre niveau de stress et amenuise nos chances d’un meilleur.

Si j’avais débuté ces premières lignes par : « Ha, la magie de Noël ! Les yeux pétillants des enfants, des savoureux moments de partage, les marrons glacés….», votre ressentiment aurait été différent, n’est-ce pas ?

Sans aller dans un positivisme aveugle, nous aurons plus d’énergie, plus de motivations à changer notre monde et peut être le monde si nous gardons une certaine espérance en des jours meilleurs. Et pour cela, nous devons nous défaire de cette assuétude au négatif. Arrêter d’être concentré par ce qui va mal, ce qui nous manque, ce qui nous fait défaut. Et nous polariser sur ce qu’il y a de bien dans notre quotidien.  Alors, non, cela ne va pas changer les affreusetés de la guerre, les factures à payer certes, mais la plainte non plus ! C’est l’espoir qui redonne de l’élan, c’est l’espérance qui nous tire vers le haut et nous laisse entrevoir un meilleur. Pour nous, et pour les autres.

Toutefois, même si nous luttons en nous concentrons sur ce qui est agréable dans notre vie, sur ce qui nous renforce, il est difficile de garder un état d’esprit positif. Car le monde extérieur nous éclabousse de son négatif. Via les informations, les réseaux sociaux, le voisin grincheux, et l’amie déprimée qui rabâche ses malheurs, nous sommes saturés de pollutions mentales.

Un outil très efficace pour mesurer la négativité que nous entretenons malgré nous et s’en défaire, est de s’abonner à l’écriture. L’écriture est un vrai outil d’introspection, elle permet de prendre du recul, de désencombrer son esprit, de se libérer pour plus de bien-être.

Les bienfaits de l’écriture

1- Accroître la confiance en soi. Nous avons peu conscience de la façon dont nous nous parlons. Nous avons entre 60 000 et 80 000 pensées par jour, et notre dialogue interne est souvent très négatif. L’exercice d’écriture est un bon moyen de vérifier si nous sommes notre meilleur ou notre pire allié. Car il n’est pas rare que nous entretenions des propos acerbes à notre égard. Nous nous rabaissons, nous nous fustigeons. Couchées sur le papier ces projections peu flatteuses nous percutent davantage et permettent une prise de conscience qui va à adoucir, voire pacifier notre relation et renforcer notre confiance en nous.

2- Allez vers plus d’accomplissements. La majorité de nos pensées sont focalisées sur nos manques. Mais nous formulons rarement nos envies, nos besoins. Comment accéder au bien-être si on n’identifie pas ce qui nous rend joyeux, heureux. L’écriture nous ouvre à notre monde intérieur et permet de se retrouver, de se découvrir, de se projeter, de rêver, de s’accomplir.

3- Augmenter sa sécurité intérieure. Pour aller vers plus de positif, nous avons simplement besoin de réconfort, d’encouragement, de soutien. Nous attendons d’être épaulés par notre entourage. Mais nous sommes en mesure de nous apporter cette protection. Et l’écriture nous aide à nous rendre compte que nous pouvons nous appuyer sur nos capacités, nos ressources.

4- Prendre du recul sur le quotidien. Dans une période de fort stress, l’écriture installe une certaine distance avec les événements perturbants, laissant accès à une prise de recul libératrice. Lorsque notre récit mental est écrit, c’est comme si nous avions extrait nos soucis de notre esprit. Nos émotions en sont atténuées. Par ailleurs, en inscrivant nos ressentis, nos émotions, en décrivant l’histoire, nous revivons les événements d’une façon plus factuelle. Nous observons les éléments déclencheurs, nous mettons du sens à ce qui nous arrive, ce qui permet de mieux vivre la situation.

5- Diminuer l’anxiété. Lorsque nous ressentons une anxiété, une peur diffuse, nous ne mesurons pas toujours ce qui nous contrarie, nous inquiète. L’écriture permet de clarifier, ordonner et identifier les émotions, les ressentiments. Ce qui présente un réel pouvoir libérateur.

La boite à outils sophro

Comment pratiquer ?

L’écriture est un RDV avec vous. Il n’y a pas vraiment de règles, c’est vous qui définissez vos rituels. Vous pouvez vous accorder cinq minutes par jour, le matin ou le soir. Vous pouvez vous acheter un beau cahier d’écriture. Vous pouvez relater vos ressentis, vos peurs, mentionner l’avenir, vos rêves. ; faites confiance à vos besoins du moment. Mais pour retirer des bienfaits de votre pratique, vous devez vous engager et pratiquer l’écriture régulièrement.

Je vous invite avant de griffonner, de revenir à l’instant présent en prenant trois grandes respirations. Revenez à vous, à votre souffle, aux sensations de vos corps. Votre production sera alors plus authentique.

Précédent
Précédent

les bonnes résolutions minceur

Suivant
Suivant

Deux techniques efficaces pour prévenir le Burn-out